les preuves scientifiques du shiatsu


Des preuves scientifiques de l’efficacité du shiatsu? Oui, il y en a!

Au Japon, le shiatsu est reconnu par le Ministère de la Santé. Plongeons dans la recherche qui a validé le shiatsu comme une thérapie à part entière et allons découvrir les preuves scientifiques de son efficacité.

Comment est né le shiatsu?

Le Shiatsu est né au Japon. C’est Tokujiro Namikoshi qui en est le fondateur. Il a compris par observation que les pressions avec les pouces avait de grandes vertus sur la santé. A tel point, qu’il a voulu faire prouver scientifiquement ce qu’il comprenait empiriquement. Ainsi, il a commencé des recherches au Japon. Mais insatisfait, il a voulu aller plus loin. Il s’est alors rendu aux Etats-Unis dans les années cinquante pour compléter ses recherches et bénéficier d’instruments de mesure à la pointe.

Après l’analyse des résultats que je vous présente ci-dessous, le Ministère de la Santé Nippon a reconnu le shiatsu comme une thérapie à part entière en 1955.

Les preuves scientifiques de l’efficacité du shiatsu – les effets physiologiques

La recherche a été effectué sur des adultes dans des conditions de laboratoire dans différents centres hospitaliers aux Etats-Unis et au Japon. L’étude s’est basée sur la stimulation de plusieurs points précis.

Baisse de la tension artérielle

Les sujets ont suivi un test de pression artérielle avant, pendant et après le shiatsu. Les pressions shiatsu ont été exercés sur la zone crurale latérale gauche (en dessous du genou, point 36 du méridien de l’Estomac), sur l’abdomen et sur la région cervicale antérieure (cou).

Les résultats enregistrés sont en moyenne une baisse de:

  • 3% de la tension systolique
  • 5% de la tension diastolique
  • 4,8% de la fréquence cardiaque
  • 11% de l’intensité du pouls dans les poignets

Ainsi, l’efficacité du shiatsu a été prouvé dans son influence positive sur le système cardio-vasculaire.

Activité gastro-intestinale

Les sujets ont suivi un electrogastrographe qui permet de mesurer l’activité de l’estomac en terme de fréquence des contractions et d’intensité des contractions (puissance et rythme du péristaltisme). Un groupe témoin, personnes n’ayant pas reçu de stimulation shiatsu, permet de vérifier l’effet des pressions.

Le premier point de la zone crurale latérale (point d’acupuncture Estomac 36) a été stimulé, ainsi que l’abdomen. Comme précédemment, les mesures ont été effectuées avant, pendant et après la stimulation.

Le résultat est une augmentation de la puissance du péristaltisme mais pas de modification au niveau de la fréquence.

Alors, nous pouvons en conclure que les pressions abdominales ont une influence sur l’intensité du péristaltisme gastrique mais pas sur son activité. (Attendez, ne soyez pas déçus, une autre expérience a été menée sur la constipation. Mais cette fois, ils sont allés encore plus loin et ont prouvé que le shiatsu a un effet “à distance”… Et oui, il ne faut pas seulement traiter la zone pathologique mais aller voir aussi ailleurs.)

Température de la peau et volume de sang dans les muscles

Les conditions de test sont toujours les mêmes. Ont été testés le point 36 de l’Estomac (toujours le point en-dessous du genou) et les pressions sur l’abdomen. La température a été prise par un thermograme (exemple photo) et le volume de sang par un moniteur de volume histologique SO2-Hb.

Après stimulation, la température de la peau a diminué de 1 à 3 dixième de degré et le volume de sang dans les muscles a augmenté de 3,5 unités.

La conclusion de cette expérience est que le shiatsu a un rôle dans l’amélioration du tonus musculaire et qu’il est indiqué dans le traitement des douleurs musculaires.

Soulagement de la constipation

L’étude a porté sur huit patients souffrant de constipation chronique ayant comme traitement médical régulier des prises de laxatifs, des lavements et des vidanges rectales manuelles. Ils ont reçu quotidiennement des shiatsus pendant quinze jours uniquement sur l’abdomen. L’impact des stimulations n’a pas été notoire. En revanche, au seizième jours, des pressions shiatsu ont été exercées sur le sacrum. Les résultats sont arrivés. Les patients ont été libérées de leur constipation.

Cela implique que l’efficacité du shiatsu ne réside pas seulement dans le traitement de la zone pathologique mais bien dans une prise en charge plus globale. Le travail du sacrum a engendré la stimulation des nerfs qui ont stimulé le colon et le rectum. Ainsi, le péristaltisme s’est activé et a permis la défécation. En d’autres mots plus simples, les intestins ont repris leur mouvement et les personnes ont pu aller aux toilettes.

Passage naturel de calculs rénaux

Un groupe de quinze patients souffrant de calculs rénaux et présentant une mollesse musculaire autour de la troisième lombaires ont reçu des pressions shiatsu sur ce seul point. La douleur a été soulagée pour les quinze patients et huit d’entre eux ont expulsé naturellement leurs calculs. Le shiatsu peut donc aider à l’expulsion de calculs rénaux.

C’est bien encore ici la juste stimulation des nerfs qui est la raison de cette guérison sans intervention médicamenteuse.

Réduction des douleurs pendant l’accouchement par voie basse

Les études menés au département obstétriques du centre hospitalier Okayama Red Cross a prouvé que 93,3% des femmes ayant reçu des pressions shiatsu autour du sacrum, en zone inguinale et sous le coccyx ont eu une baisse significative voire la disparition de leur douleur.

Le shiatsu ici a permis de stimuler les nerfs activant une contraction plus efficace des muscles utérins et soulager le plancher pelvien. Ainsi l’enfant naît plus vite et les efforts de la mère sont diminués.

Souplesse musculaire

Ici, l’objectif était de mesurer la souplesse musculaire lors d’une flexion antérieure du buste (cf illustration).

Encore une fois, le shiatsu a prouvé son efficacité ici dans 100% des cas étudiés.

Et oui, nous l’avons vu plus haut: le shiatsu améliore l’influx sanguin. Il baisse aussi la tension artérielle. Cela force moins sur les capillaires. Le sang y pénètre mieux. Le muscle fonctionne alors mieux. C’est pourquoi il permet une plus grande flexibilité des tissus et donc améliore la souplesse.

 

Voilà les premières preuves scientifiques qui démontrent l’efficacité du shiatsu.

Lors de ces protocoles en laboratoire, seulement quelques points ont été testés. Le budget d’une étude étant considérable, il fallait choisir. Imaginons qu’un jour tous les points, toutes les lignes soient scientifiquement prouvées…

Fort de ces découvertes, Namikoshi et son entourage ont développé par l’empirisme des protocoles concernant différentes pathologies.

En France, nous n’avons légalement pas le droit de parler de shiatsu comme d’une thérapie. Nous ne le ferons pas ici.

Le shiatsu occidental n’a pas comme vertu de remplacer un médecin mais plutôt d’accompagner le patient d’un médecin pour accélérer ensemble le processus de guérison.

Le shiatsu peut aussi être reçu dans le cadre d’un mieux-être général.

La règle numéro un est: “mieux vaut prévenir que guérir”. Recevoir régulièrement des shiatsus permet de rester en meilleure santé plus longtemps. Et aussi d’affronter au mieux les infections qui peuvent nous tomber dessus.

 

Prenez soin de vous!

 

Sources et crédits photos: Namikoshi Shiatsu Theory and Practice Editor Hiroshi Ishizuka PhD, ibmrs.com, docteurclic.com, dcnews.ro, pharmacie-homeopathie.com, newsmedical.com, doctissimo.fr, decathlonolympiquemoderne.com

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