Thyroïde – fonctionnement et pathologies


La thyroïde est une des glandes du système endocrinien. Elle est forte et fragile à la fois et ô combien indispensable à notre organisme. Du moins ces hormones.

Ensemble, nous allons regarder comment fonctionne notre thyroïde, quelles sont les principales pathologies dont elle peut souffrir et en quoi le shiatsu peut optimiser son fonctionnement.

Anatomie de la thyroïde

La thyroïde est la plus grosse glande du système endocrinien après le foie. Elle a une forme de papillon et se situe dans la gorge sous la pomme d’Adam.

Sa formation pendant la vie foetale

Lors des premières semaines de vie de l’embryon, la thyroïde et l’hypophyse sont un même amas cellulaire. Vers la troisième semaine, les cellules thyroïdiennes vont se différencier et se détacher de l’hypophyse qui restera dans le cerveau en formation. Ces cellules vont descendre de chaque côté du cou et se rejoindre devant le larynx pour former le papillon thyroïdien.

Ses fonctions

La thyroïde est le chef d’orchestre de l’organisme. C’est elle qui donne le rythme.

Elle intervient au niveau cellulaire en régulant la quantité et l’activité des mitochondries (usine d’énergie de nos cellules) ainsi que la production d’acides nucléiques (briquettes de l’ADN et de l’ARN). Elle influencera aussi au niveau des organes comme par exemple l’activité cardiaque, la croissance ou le système nerveux. Ses hormones vont également intervenir dans la stimulation de la production d’autres hormones comme l’hormone de croissance, le cortisol, l’oestrogène et la progestérone.

Elle sécrète aussi une autre hormone, la calcitonine, qui elle diminue la concentration de calcium dans le plasma sanguin. Et comme le corps est merveilleusement fait, sur la glande thyroïde, onï trouve aussi les parathyroïdes. Et elles, elles sécrètent de la PTH (ParaThyroïd Hormone) qui augmente la concentration de calcium dans le sang. Ici, on s’intéressera surtout aux hormones tetraiodothyronine, dénommée aussi thyroxine ou T4, et de la triiodothyronine, dénommée T3.

Comment fonctionne le complexe hypophyse – thyroïde – métabolisme

L’hypophyse, la thyroïde et les organes sont en communication permanente grâce au sang. On a compris que les hormones ont des cellules cibles. Leur message à donc un destinataire précis. (Imaginez que l’hormone est une lettre, le sang la poste et la cellule cible le destinataire du courrier). Voyons comment communiquent l’hypophyse et la thyroïde. Cette dernière, pour une raison, va sécréter moins d’hormones. Le taux d’hormones dans le sang va donc baisser. Le corps va constater un ralentissement de son fonctionnement (hypothalamus). L’hypothalamus va traiter la demande et comprendre qu’il manque des hormones thyroïdiennes. L’hypophyse va recevoir cette information et va sécréter de la TSH pour stimuler la thyroïde et lui demander de sécréter à son tour plus de T3 et de T4.

Si la thyroïde sécrète trop de T3 et T4, l’hypophyse va ralentir le débit de TSH. La thyroïde va alors comprendre qu’elle doit diminuer la sécrétion de ses hormones.

Une TSH dite normale se situe entre 0,8 et 4,5 sur votre bilan sanguin. En-dessous de 0,8, on se dirigera vers le diagnostic d’hyperthyroïdie. Et au-dessus de 4,5, ce sera plutôt un diagnostic d’hypothyroïdie.

Rappel: c’est le médecin qui posera clairement le diagnostic et qui demandera certainement des examens complémentaires afin de déterminer la stratégie thérapeutique la mieux adaptée à VOTRE cas.

T4 et T3?…

La thyroïde produit 80% à 90% de T4 et 10% à 20% de T3. Pourtant c’est bien la T3 qui est la plus active. Alors que T4 va circuler pendant un mois dans le sang, T3 n’a une durée de vie “que” de 2 semaines. Le corps va convertir T4 en T3 à plusieurs endroits: directement sur la thyroïde, mais principalement dans les intestins, le foie et les reins. Pour schématiser, c’est comme si T4 était la réserve et T3 celle qui passe à l’action. C’est pour cela que la complémentation en hormones thyroïdiennes est sous forme de T4, appelée aussi thyroxine.

Vous comprendrez bien aussi ainsi qu’une alimentation raisonnée est indispensable pour gérer au mieux une pathologie de la thyroïde. Il faut bien prendre soin de vos intestins et de votre foie pour assurer une bonne conversion de T4 en T3!

Maintenant, faisons un tour d’horizon des principales pathologies dont la thyroïde peut souffrir.

Les principales pathologies de la thyroïde

L’hypothyroïdie

C’est certainement la pathologie la plus fréquente. On dit que la thyroïde est paresseuse. Elle sécrète peu d’hormones.

Le diagnostic est facilement posé par une prise de sang de dosage des hormones TSH, T3L et T4L. Si votre TSH est supérieure à 5, vous êtes considéré en hypothyroïdie.

Symptômes

Les plus fréquents sont:

  • fatigue chronique
  • bradycardie et tension artérielle basse
  • prise de poids inexpliquée
  • digestion lente (constipation)
  • peau sèche
  • chute de cheveux
  • frilosité
  • crampes
  • troubles de la mémoire

Traitements

Le traitement classique et incontournable est la supplémentation en L-thyroxine (T4). On l’appelle L-thyroxine et non simplement thyroxine car c’est une histoire d’incidence de sens de rotation de la lumière. Il y a des molécules lévogyres, qui font tourner la lumière dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, et des molécules dextrogyres, qui font tourner la lumière dans le sens des aiguilles d’une montre. D’où le nom du médicament le plus connu Levothyrox.

D’autres pistes naturelles peuvent être explorées de consort avec le traitement classique. En alimentation, on évitera de trop consommer de crucifères (toutes formes de choux), les abricots, les amandes ou le millet.

En nutrithérapie, on conseillera une complémentation en iode (mieux encore, consommer des fruits de mer!), en minéraux (sélénium, zinc, magnésium, en vitamines B9 et B12.

L’hyperthyroïdie

C’est simplement l’inverse de l’hypothyroïdie. La glande s’affole et produit trop d’hormones.

Comme pour l’hypothyroïdie, on pose le diagnostic en effectuant un dosage sanguin des hormone TSH, T3L, T4L.

Symptômes

Les plus fréquents sont:

  • rythme cardiaque élevé avec palpitations
  • perte de poids
  • sensation de faim, on mange beaucoup
  • goître (gonflement de la glande)
  • fatigue, trouble du sommeil
  • irritabilité, sautes d’humeur
  • mains moites, transpiration abondante
  • diarrhée
  • yeux globuleux, exorbités (qui sortent des orbites) dit exophtalmie

Traitements

Le traitement de première intention d’un médecin sera des antithyroïdiens de synthèse (molécules inhibant les différentes étapes de synthèse des hormones thyroïdiennes) ainsi que des bêtabloquants pour réguler le coeur.

En revanche, les anti-thyroïdiens ne peuvent être prescrits à tout le monde, surtout pas aux femmes enceintes (ils passent la barrière placentaire).

Paradoxalement, le médecin prescrira souvent également des hormones thyroïdiennes pour éviter une hypothyroïdie provoquée par les anti-thyroïdiens.

En traitement alternatif pour soutenir le traitement et non le remplacer, on peut avoir recours à certaines plantes:

  • la mélisse en tisane
  • l’aubépine en gemmothérapie apaisera le système nerveux central

En nutrithérapie, on évitera surtout les aliments riches en iode.

La maladie de Basdow

Késako Basdow?

C’est une maladie auto-immune. Normalement, lors d’une maladie auto-immune, le système immunitaire se retourne contre nous; il identifie à tort un élément comme étant pathogène, et donc à éliminer, alors qu’il ne l’est pas. Bon, ici, c’est l’inverse. L’anti-corps n’a pas un effet destructeur mais stimulant. La thyroïde est pleine de surprise n’est-ce pas?

Les personnes les plus touchées par cette pathologie sont les femmes fumeuses entre 20 et 30 ans ayant subit un choc émotionnel.

La maladie de Basdow se manifeste par une hyperthyroïdie. Les symptômes sont proches. En revanche, c’est une recherche de ce fameux anti-corps thyroïdien dénommé TRAK qui déterminera que l’hyperthyroïdie est due à la maladie de Basdow ou pas.

Traitements

Le traitement sera le même que pour l’hyperthyroïdie dans un premier temps. Le médecin, après une échographie pour contrôler la présence ou non de nodules (voir ci-dessous) ainsi que l’apparence de la glande, pourra prescrire ou non une ablation partielle ou totale de la thyroïde. Comme alternative au traitement chirurgical, de l’iode radioactif peut être utilisé mais pas pour les femmes enceintes ni en cas exophtalmie (exorbitation des yeux).

On conseillera bien évidemment un accompagnement psychologique puisque cette maladie aura été déclenchée par un choc émotionnel.

En traitement alternatif, accompagnant toujours le traitement classique, on pourra avoir recours à des plantes apaisantes et influer sur l’aspect anxieux:

  • ignatia amara 15ch en homéopathie
  • de la griffonna pour réguler l’humeur
  • mélisse et camomille en tisane

Les conseils du Dr Jean Seignalet

Le Docteur Seignalet, qui dirigeait le laboratoire HLS du centre hospitalier de Montpelier, grand spécialiste des maladies auto-immunes, préconise un régime alimentaire drastique pour pallier à l’inflammation générale et propice au développement de toute maladie:

  • supprimer tous les céréales sauf le riz et le sarrasin
  • supprimer tous les laits animaux et leurs dérivés
  • manger un maximum d’aliments bio crus ou cuits à une température inférieure à 110°C
  • consommer des huiles de première pression à froid
  • consommer en dose physiologique des vitamines, oligo-éléments et des sels magnésiens ainsi que des probiotiques

Thyroïdite d’Hashimoto

L’état inflammatoire de la maladie d’Hashimoto (Dr japonais premier observateur de ce trouble en 1912) peut être provoqué par la répétition de stress et/ou la présence d’un virus ou encore lors d’une grossesse.

C’est aussi une manifestation auto-immune. La thyroïdite d’Hashimoto est une inflammation chronique de la thyroïde. L’inflammation de la glande va la pousser à libérer une grande quantité d’hormones par poussées.

Dans la maladie auto-immune, les cellules immunitaire, appelées lymphocytes, vont pénétrer la glande thyroïde. Dans ce contexte inflammatoire, la thyroglobuline et la peroxydase thyroïdienne, respectivement une protéine et une enzyme entrant dans le processus de synthèse des hormones thyroïdiennes, se comportent comme des agresseurs et vont générer la présence d’anti-corps qui agressent la glande thyroïde, formant ainsi un cercle vicieux. Selon le fonctionnement, le tableau clinique peut être celui d’une hypothyroïdie ou d’une hyperthyroïdie par alternance. A la longue, ce processus peut engendrer la destruction partielle de la glande. Mais parfois encore, la glande ne para^tra pas atteinte. D’où la difficulté de poser le diagnostic et de lancer les examens nécessaires.

Diagnostic

Le diagnostic repose sur l’apparition d’un goître et la présence de trois anti-corps. Souvent pourtant on retrouve les analyses d’une hypothyroïdie avec une TSH élevée. Le diagnostic est difficile à poser sans la recherche d’anticorps et une échographie pour vérifier les tissus de la glande. Souvent, la maladie est diagnostiquée tardivement et la glande aura été abîmée de manière irréversible.

Traitements

Le plus féquemment, on retrouve  un tableau clinique d’hypothyroïdie. Le traitement sera donc la prise d’hormones de synthèse.

Dans la maladie d’Hashimoto, on remarque très souvent un stress oxydatif (perméabilité intestinale, augmentation de la réponse immunitaire, modification de la réponse endocrinienne). Il est alors essentiel de supprimer le statut inflammatoire global par une alimentation raisonnée (cf les conseils du Dr Seignalet plus haut)

Autres formes de thyroïdites

La plus connue et la plus répandue est celle d’Hashimoto. Or, il existe d’autres formes de thyroïdite comme la subaigüe de Quervain, celle de Riedel ou la thyroïdite post-partum. Elles sont plus rares et les traitement sont quasi-similaires.

Le goître

Le goître est un gonflement des lobes thyroïdiens. Il peut être discret comme très impressionnant, concerné toute la glande ou seulement une partie.

Il est du à une division cellulaire excessive de la glande.

Cette augmentation du volume est le plus souvent du à un manque d’iode dans l’alimentation, un facteur familial ou à certains médicaments.

Le goitre est présent dans des pathologies thyroïdiennes, mais il sera alors associé à d’autres symptômes. Dans ce paragraphe nous ne parlons que du goître lui-même.

le goître simple

Il ne s’accompagne ni d’un trouble de fonctionnement de la glande ni de signes de thyroïdite.

Il doit être surveillé par échographie et prise de sang si des symptômes de troubles thyroïdiens apparaissent.

le goître endémique

Il est lié à la géographie, manifeste dans des zones ou l’alimentation et les terres sont pauvres en iode comme dans les Alpes ou le Massif Central chez nous mais aussi certaines zones d’Afrique. On estime aujourd’hui à environ 200 millions de personnes souffrant de ce trouble.

Il entraîne des retards de croissance et des troubles du système nerveux central.

Son traitement sera naturel par adjonction d’iode dans l’alimentation et surtout l’éviction d’aliments goitrigènes comme le manioc, la patate douce ou le sorgho qui empêchent la fixation de l’iode sur la glande.

le goître nodulaire

Il est formé par un nodule d’une partie de la thyroïde. Ce nodule peut par la suite fait l’objet d’une stimulation de création de nodules dans son environnement proche. Le goître multi-nodulaire va ecxiter la thyroïde et des symptômes d’hyperthyroïdie seront présents.

Le risque est qu’un nodule se transforme en tumeur (5% des cas).

Il faut donc surveillé le goître régulièrement par échographie.

le goître plongeant

Il est comme un goître simple sauf que la forme de la glande tire vers le bas. Si la compression de la gorge due à cette masse ne perturbe pas les fonctions de cette zone, il n’y a pas de raison d’intervenir chirurgicalement.

Les nodules

Ce sont des protubérances de tissu thyroïdiens. Ils sont habituellement de petites tailles, indolores et ne présentent aucun symptôme.

Nodule froid ou nodule chaud?

Les nodules dits froids représentent 90% des nodules. On les nomme ainsi car ils ne sécrètent par d’hormones thyroïdiennes. Dans 5 à 10% des cas, ils dégénèrent en cancer.

Quant aux nodules dits chauds, ils représentent 10% des nodules et sont à traiter rapidement. Ils sécrètent des hormones thyroïdiennes en excès et sont ainsi responsable d’hyperthyroïdie. Le tissu nodulaire fixe plus fort l’iode que les tissus thyroïdiens voisins.

C’est l’examen de la scintigraphie qui pourra déterminer la nature des tissus nodulaires.

Echographie ou scintigraphie?

Les deux mon Capitaine! Elles ont chacune leur utilité. La scintigraphie n’est pas systématique.

L’échographie va surtout nous renseigner sur la taille du ou des nodules, nous donner leur emplacement. Couplée d’un dopler, on pourra aussi étudier la vascularisation des nodules, c’est-à-dire la quantité de sang qui passe dans les tissus. Cela donnera une indication sur l’activité potentielle du nodule.

L’examen renseignant le mieux sur la nature du tissu thyroïdien sera la scintigraphie avec injection d’iode. Le liquide iodé injecté va venir se fixer sur les tissus thyroïdiens et mettra ainsi en évidence de manière extrêmement net l’activité in situ.

Si nécessaire, le médecin prescrira par la suite une biopsie du nodule. Cet examen, appelé aussi cytoponction, va permettre, à l’aide d’une aiguille, d’aller prélever un échantillon de tissu suspicieux directement sur la glande. La limite de la biopsie est qu’il est probable d’aller ponctionner un bout de tissu sain alors le cancer se cache juste à côté. Mais pas de panique! D’autres examens sont prescrits s’il y a un doute.

Nature des nodules

On classifie les nodules en : bénin, malins, suspect.

Les malins, on les repère vite maintenant et on les traite de différentes manières en fonction de leur taille et de leur emplacement (cf chapitre suivant “les cancers de la thyroïde”). Les nodules à caractère kystique sont quasiment toujours bénin.

Pour les suspects, deux stratégies sont adoptées: on supprime ou on surveille. C’est votre médecin qui sera à même de décider avec vous de la marche à suivre.

Nodules non cancéreux

Ce sont les plus courants! Leur fréquence augmente avec l’âge. On trouverait des nodules thyroïdiens sur 30 à 50% de la population, surtout chez les femmes, à partir de cinquante ans.

S’il ne mesure pas plus de 3,5 cm, il n’est habituellement pas préconisé d’intervenir. Surtout si le nodule ne provoque aucun symptôme. Mais, encore une fois, seul votre médecin sera juge de la stratégie à suivre.

A priori ils seront sans gravité. Mais ils peuvent dégénérer en tumeur.

Par principe de précaution, on effectuera une surveillance échographique.

Les cancers de la thyroïde

Là, on rentre dans du lourd. Mais qu’on se rassure, Seules 5 à 10% des tumeurs de la thyroïde sont malignes. En France on recense autour de 4.000 cas par an. Il survient en majorité chez les femmes mais semble plus agressif chez l’homme.

Il existe plusieurs types de cancers de la thyroïde: papillaire, folliculaire, médullaire, anaplasiques, etc. Nous n’en donnerons pas ici les détails. Il peut arriver que des métastases d’autres cancers (principalement celui du rein) s’installent sur la thyroïde. Le pronostic ici dépendra du cancer primaire.

Ce qu’il faut en retenir surtout c’est que le cancer de la thyroïde a un bon pronostic lorsqu’il est dépisté tôt (80% des cas). On estime à 95% la survie à 5 ans. Lorsque le cancer s’est révélé chez un sujet jeune, il est possible de retrouver une récidive des dizaines d’années plus tard mais c’est également très rare (moins de 2% des cas).

Traitement

La première phase sera une thyroïdectomie totale, c’est-à-dire que le chirurgien va retirer toute la glande. En général, la chirurgie sera couplée d’un traitement par iode radioactif qui permettra de tuer les cellules thyroïdiennes éventuellement “oubliées” lors de la chirurgie.

Comme toute la glande aura été retirée, bien évidemment, le patient devra prendre des hormones thyroïdiennes de synthèse ad vitam aeternam.

Un suivi sera indispensable pour s’assurer que toutes les cellules thyroïdiennes auront été ôtées ou tuées. Pour cela, c’est une scintigraphie du corps entier qui sera effectué.

Le shiatsu et la thyroïde

Nous reparlerons toujours du principe viscéro-cutané. Le fait de travailler sur les racines des nerfs afférents aux organes, ici glande, nous apaisons ou stimulons l’activité des organes ou glandes.

Pour la thyroïde, nous porterons plus d’attention à la région cervicale. Cette zone sera certainement particulièrement tendue, voire peu mobile. Seront aussi shiatsutés les condyles occipitaux ainsi que les attaches musculaires de la base du crâne pour relancer la circulation des fluides.

Nous avons vu dans le premier paragraphe que le foie, les reins et les intestins avaient également un rôle important dans l’activation des hormones thyroïdiennes (conversion de T4 en T3). Nous travaillerons alors aussi sur les régions sub-scapulaire et lombaire. Le ventre, que l’on appelle aussi hara en shiatsu, sera travaillé doucement mais en profondeur pour travailler sur la mobilité et la motilité des organes.

Vous l’aurez compris, la thyroïde et le shiatsu sont de bon amis.

Prenez soin de vous!

TOUS LES CONSEILS ET INFORMATIONS DE CET ARTICLE NE REMPLACENT PAS UN SUIVI REGULIER PAR UN ENDOCRINOLOGUE OU UN MEDECIN GENERALISTE. SEUL UN MEDECIN EST HABILITE A POSER UN DIAGNOSTIC ET PROPOSER UN TRAITEMENT ADAPTE A VOTRE CAS.

Sources et crédits photos: les pathologies de la thyroïde du Dr Jean-Pierre Willem Editions du Dauphin, Physiologie Humaine Sherwood Editions de Boeck, larousse.fr, orl-hopital-lariboisiere.com, doctissimo.com

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