pathologies musculaires


Les pathologies musculaires correspondent à des lésions des fibres musculaires. Nous avons vu dans un article précédent de quoi étaient constitués nos muscles. Mais parfois, nous les mettons à rude épreuve. Différentes pathologies musculaires peuvent alors apparaître.

Courbature

Les courbatures musculaires provoquent des sensations désagréables de raideurs et de lourdeur. Elles arrivent après un effort inhabituel ou intense. En général, elles apparaissent sous 12 à 48 heures après l’effort et disparaissent en environ 5 jours.

C’est une des pathologies musculaires les plus fréquentes.

Idéée reçue: l’acide lactique est responsable des courbatures. Et bien apparemment non, car il serait éliminé dans les deux heures suivants l’effort.

On ne sait aujourd’hui pas très bien ce que sont exactement les courbatures. On soupçonne des micro-lésions des fibres musculaires. Ainsi, on déconseille alors vivement les bains chauds qui pourraient favoriser des saignements.

Contracture

La douleur est d’abord ressentie après l’exercice, pendant les moments de repos. Si l’effort est poursuivi, le muscle se raidit de plus en plus. La douleur devient sensible au cours de l’exercice, puis très gênante à la fin de celui-ci.
La douleur est très localisée. Un point dur se révèle à la palpation. Le muscle est douloureux sur la partie contracturée, lors de l’étirement passif et lors de la contraction contre résistance.

Tout d’abord, le muscle touché doit être mis au repos. Il est envisageable de mettre une bouillotte sur la zone douloureuse afin d’aider les fibres musculaires à se détendre.

Une contracture peut durer 5 à 10 jours.


Elongation et claquage musculaire

La douleur provoquée par une élongation musculaire est dite punctiforme. On a l’impression qu’on nous plante une aiguille à un endroit bien précis. Cette douleur est due à une micro-déchirure musculaire due à un effort trop important ou à un étirement brusque. Quoiqu’il en soit, la fibre musculaire a été trop sollicitée, la capacité d’élasticité du muscle a été dépassée.

Le claquage est le stade supérieur de l’élongation. Plusieurs fibres musculaires ont été rompues. Mais le principe reste le même.

La douleur disparaît au repos.

Pour l’élongation et le claquage, on conseillera plutôt le froid afin de créer un rétrécissement des capillaires pour limiter les micro-saignements.

Spasme musculaire

Le spasme musculaire peut aussi bien concerner les muscles striés que les muscles lisses.

le spasme des muscles striés

C’est une contraction involontaire du muscle qui s’allonge dans le temps. On remarque alors une protubérance au niveau du muscle douloureux.

Le lumbago est provoqué par un spasme des muscles lombaires. On l’appelle aussi tour de reins. Il apparaît lors d’un faux mouvement qui provoque la contraction involontaire des muscles du bas du dos.
On conseillera d’appliquer une bouillotte chaude et des massages doux avec un mélange d’huiles essentielles adaptées.

les muscles lisses aussi ont des spasmes

Nous ne contrôlons pas volontairement nos muscles lisses. Ils sont régis par le système nerveux autonome. On se souvient qu’on les retrouve autour du coeur et le long de notre tractus digestif.

Autant les spasmes digestifs créent de l’inconfort mais sont souvent sans gravité. Ils vont provoquer des crampes d’estomac ou des diarrhées par exemple.

Pour ce type de spasmes, une bouillotte sera toujours la bienvenue. Le shiatsu sera fort conseillé et donnera de bons résultats. Le ventre sera travaillé par des pressions et des étirements. Ce ne sera pas toujours agréable, souvent douloureux. Mais un relâchement profond est garanti!

le spasme du sanglot

Il peut être très impressionnant. Ce sont les touts petits qui, sur une grosse contrariété, un choc émotionnel ou une grosse frayeur, vont tout à coup cesser de respirer voire perdre connaissance.
Environ 5% des enfants de moins de 24 mois procurent une peur bleue à leur parent avec ce symptôme. Il est généralement sans gravité, l’enfant reprend tout seul ses esprits, souvent comme si de rien n’était.

Spasmes, dangereux ou pas?

Tout dépend. Certains, notamment des muscles lisses, peuvent être la manifestation d’une pathologie comme une colique néphrétique, des calculs dans la vésicule biliaire ou une appendicite par exemple pour la sphère digestive. Les spasmes des muscles du visage peuvent, eux, être la manifestation d’un AVC ou d’un autre trouble cérébral.

Le tétanos provoque un spasme généralisé de tous les muscles du corps. S’il n’est pas pris en charge à temps, le tétanos est fatal.

Crampe

La crampe musculaire est un spasme, donc une contraction spontanée et involontaire d’un muscle. Même si elle est très douloureuse sur le moment, ce n’est pas trop grave. Un étirement (fort désagréable sur le moment, certes) suffira à la faire passer.

Si vous souffrez régulièrement de crampes, il est fort à parier que vous manquez de magnésium.

D’autre part, on rapproche souvent les crampes nocturnes des mollets et des pieds à une contracture musculaire, voir un déplacement, des vertèbres thoraciques 9 et 10.

 

Déchirure et rupture musculaire

C’est le stade ultime des pathologies musculaires.

Le claquage et l’élongation sont la rupture de quelques fibres. La déchirure, elle, est la rupture d’un faisceau entier de muscle.
La douleur est soudaine, vive et sans appel. On la décrit comme la sensation qu’on vous plante un poignard. L’arrêt de l’effort physique est inévitable. Certain peuvent même perdre connaissance.

Elle survient sur un effort beaucoup trop important ou sur un choc (accident, chute).

Un hématome apparaît assez rapidement.

 

Le shiatsu lors des pathologies musculaires

Le shiatsu est recommandé dans bon nombre de pathologies musculaires. Il sera très profitable pour les contractures et les courbatures.
On effectuera alors des pressions localisées douces et des étirements.

Comme dit ci-dessus en revanche, pour les élongations et les claquages, il est conseillé de laisser le muscle au repos 2 à 6 semaines en fonction de l’ampleur de la lésion. On attendra la fin de la convalescence pour retravailler sur la fibre endommagée afin de la laisser se réparer tranquillement.
Cela dit, on peut toujours recevoir un shiatsu sans passer directement sur la zone blessée pour aider le corps à bien vasculariser la zone blessée et ainsi favoriser la récupération.

Pour les déchirures et les ruptures musculaires, on emploiera la même stratégie. En revanche, il est possible (et même recommandé) de travailler sur l’hématome, en douceur, pour aider celui-ci à s’estomper. Après le shiatsu, on pourra continuer les soins par des massages avec des huiles essentielles bien définies en fonction de l’état de chacun.

Pour les spasmes digestifs, on fera un travail complet du hara (c’est le mot que l’on utilise pour désigner le ventre). Des pressions douces, plus ou moins profondes et appuyées, des étirements, tout sera dosé en fonction des besoins et du ressenti du receveur. Ce ne sera pas le moment le plus agréable du shiatsu. Mais le soulagement et l’élan d’énergie qui en résulte en valent vraiment la chandelle!

Vous l’avez bien compris, le shiatsu est un outil merveilleux pour vous aider à rester en bonne forme et aussi à récupérer des différentes pathologies musculaires.

Prenez soin de vous!

Sources et crédits photos: santé-médecine.com, Clés de biologie humaine PCEM de René Ferrera et Daniel Caro Editions Alpha-Pict/CNED, Physiologie Humaine Sherwood Editions de Boeck, Le livre complet de la thérapie shiatsu de Toru Namikoshi Editions Guy Tredaniel, dolcissimo.fr, douleurs-musculaires.ooreka.fr, physiotherapiepourtous.com, massotherapiesportive.com

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