douleur et nociception


Douleur et nociception sont deux choses différentes que l’on a tendance a confondre.

Douleur et douleurs?

Définition de la douleur

D’après l’IASP (International Association for the Study of Pain), la douleur est “une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à un dommage tissulaire présent ou potentiel, ou décrite en termes d’un tel dommage.”
On comprend donc que la douleur est subjective. Et oui! Et il n’y a pas qu’une seule douleur mais bien différents types:

  • neuropathique: lésion nerveuse
  • psychogène: liée au mental
  • nociceptive: liée le plus souvent à l’inflammation
  • idiopathique: on ignore son origine

Physiologiquement, c’est quoi la douleur?

La douleur est un message nerveux qui répond à un ou des stimuli de danger. Elle nous protège. Si vous mettiez la main dans un brasier et que vous ne ressentiez pas la douleur, pourquoi voudriez-vous en retirer la main? La douleur n’est donc pas notre ennemi. Malgré tout, lorsqu’elle est chronique, elle devient un cauchemar. Mais cette information qui se transforme en réflexe n’est pas juste de la douleur mais fait entrer le concept de nociception.

Nociception, mot bizarre…

Définition de la nociception

La nociception est le processus sensoriel à l’origine du message nerveux de la douleur. Ce n’est donc pas la même chose.
La nociception est donc un message transmis par des récepteurs sensoriels (nocicepteurs) chargés d’informer l’organisme d’un danger réel (se bruler la main sur le feu) ou d’une atteinte de l’organisme (dégénérescence d’un cartilage).

Processus de la nociception

Ce processus se décompose en 4 phases:

  • transduction: stimulations des nocirecepteurs par un stimulus thermique, mécanique ou chimique
  • conduction: transport de l’information via les nerfs sensitifs
  • transmission: l’information du neurone sensitif passe dans un neurone au niveau de la moelle épinière via la synapse (espace de communication entre les neurones)
  • perception: le message nerveux est transmis aux différentes zones du cerveau
  • modulation: réponse du cerveau via le système nerveux moteur ou autonome en fonction de la nature de l’information

La nociception sera transformée en douleur en fonction de la modulation.

Shiatsu, douleur et nociception

Oui, ça peut paraître compliqué tout ça, mais il est important de comprendre la différence entre ces deux notions. Et il y aurait encore beaucoup de choses à évoquer comme le Gate Control, la mécanotransduction… Mais pour cela, il faut se former au shiatsu dans un centre de formation compétent! 😉

Donc, vous l’avez déjà lu dans de nombreux articles, puisque c’est la pierre angulaire du shiatsu: le shiatsu agit sur le système nerveux. Et particulièrement le système nerveux autonome. Et ce fameux système nerveux entre en jeu à 100% dans les processus de nociception et le concept de douleur.
Le shiatsu va aider à soulager les excès de messages nociceptifs qui peuvent induire un certain type de douleur chronique. En accompagnant le système nerveux dans sa déprogrammation, le shiatsu va permettre au corps de se repolariser selon un schéma de base non algique, c’est-à-dire non douloureux.

A venir, un article sur les effets de la pression shiatsu: à quel niveau ça fonctionne concrètement?

L’hiver, l’humidité, le froid, sont des conditions climatiques difficiles pour les douleurs rhumatismales d’origine inflammatoires. Ne désespérez pas! Le printemps arrivera tôt au tard et, surtout, le shiatsu est là pour vous accompagner!

Prenez soin de vous!

Sources et crédits images: laboiredumani.fr, récapitulatif-ide.blogspot.com

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